Comme emportés par les vents du désert, nous avons quitté le Sénégal et laissé les événements nous mener vers le sud de l’Afrique, vers le désert du Kalahari, les chutes Victoria et les chaleureux Setswanais... Vers le Botswana, pour 48 mois, où Bertrand travaillera comme conseiller hydro-politique pour la SADC (Southern African Development Community) et moi, comme Conseillère en développement pour BONASO (Botswana Network of AIDS Service Organisations).

dimanche 1 février 2009

Dumela! (Bonjour en Setswanais)

Voila maintenant 3 semaines que nous sommes au Botswana, et très rapidement nous nous somme sentis chez nous. Les gens sont sincères, accueillants et dégagent un positivisme et une fierté qui rend les relations très agréables.

C’est vrai aussi que pour nous, la vie est beaucoup plus simple ici qu’au Sénégal : l’eau du robinet est non seulement potable mais excellente, les conditions d’hygiènes sont meilleures (aucune comparaison), il y a des services de qualités, on y retrouve tout ce que l’on pourrait avoir besoin au Canada en terme de biens matériels et de nourriture, il y a de la signalisation routière et les gens la respecte, il y a des transports publics efficaces, un musée, des centres culturels, des piscines, des réserves fauniques à moins de 15 Km avec éléphants, girafes, hippopotames..., il y a des montagnes, des routes pour faire du vélo, de bonnes écoles, des garderies, un yacht club dans un réservoir, un taux de scolarité et d’alphabétisme élevé, et des tonnes d’ONG dont le travail semble porter fruit!

Il y a définitivement plusieurs afriques et nous réalisons maintenant à quel point le Sénégal est malheureusement loin derrière... La bas, tout semblait ne pas rouler rond, et surtout pas la santé, ni l’éducation, ni les perspectives de développement économique, ni la gouvernance... Notre séjour y a été très agréable mais parfois difficile au point de vue professionnel...

Bon tout n’est pas rose ici non plus... Le taux de prévalence du SIDA est de 30% et le principal moteur de l’économie ne repose pratiquement que sur les mines de diamants. Pas très solide comme filet économique... surtout dans un contexte de crise économique.

Mais bon, nous y sommes très bien jusqu’à maintenant. Bertrand a commencé son travail de conseiller hydropolitique 2 jours après notre arrivée. Il travail fort, c’est valorisant et très stimulant. Il trippe quoi! Du côté de Max, il n’y avait plus de place dans les écoles et il va donc pour l’instant dans un pre school avec Florence (l’équivalent d’un CPE avec maternelle). C’est probablement mieux pour Florence, puisqu'elle se sent ainsi moins seule et pour Max qui perfectionne son anglais avant de rentrer à la grande école. De mon côté, j’attends une réponse d’un employeur potentiel; Environmental watch. À suivre... Nous habitons pour l’instant dans une maison temporaire en attendant de trouver notre chez nous pour les 36 prochains mois. L’objectif est de rester dans le centre de la ville afin de pouvoir tout faire à pied et en vélo.

Je tenterai de donner des nouvelles plus fréquemment via mon blog. Je vous enverrai aussi d'ici peu des photos du "pre school" des enfants et des vidéos de notre première randonnée au Botswana, aussi la première ascension complète de Max!

À bientôt!

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